mass effect lost stories
mass effect lost stories
mass effect lost stories
Topsites

Mass Effect : Lost Stories RPG


 
AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion
Autopassion.net le site ddi  l'automobile cr par ses utilisateurs
Partagez | .
 

 Deux Hommes, un Gouvernement

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
Informations
Fichier personnel

MessageSujet: Deux Hommes, un Gouvernement   Mer 8 Jan - 21:10



Deux Hommes, un Gouvernement

"Londres : Ville de la Résistance, de l'Espoir et de l'Unification de toute la Galaxie".
Bien qu'élogieux et appréciables, il ne s'agissait que de simples mots, une étiquette pour faire briller les yeux des citoyens et ce que je voyais à travers la baie vitrée de mon bureau était la cruelle vérité. Cette ville ne s'était pas encore remise de son traumatisme et les stigmates de cette invasion sanglante demeuraient encore bien visibles à la surface de la Terre. De nouveaux buildings furent érigés, grâce à l'aide inattendue des Moissonneurs, sur les décombres encore fumants du conflit, vestiges d'une ère déjà bien révolue.

Mais la population avait besoin de cette illusion, histoire de leur faire oublier les massacres, les tueries : la Guerre. Je n'allais pas leur en tenir rigueur et si je n'avais pas été à ce poste, j'aurais fait de même... Mais ce fut mon choix et j'avais décidé de faire face à cette réalité tout comme certaines personnes qui …

Soudain, une voix féminine surgit de mon Terminal, une voix familière qui plus est : celle de ma secrétaire.

- Monsieur Luvac, l'Amiral Varto est arrivé.

- Très bien, faites le entrer, lui dis je amicalement.

En parlant du loup... Vassily Varto faisait partie de ce genre de personnes, pragmatiques et réalistes : un militaire quoi. Marche rapide et assurée, carrure solide et redressée, il avait fière allure dans son costume d'Amiral qu'il avait mérité au prix d'intenses efforts. Je m'étais levé après son entrée dans la salle, nous étions désormais tous les deux face à face. Immobiles, les yeux plongés dans ceux de l'autre et pendant plusieurs secondes, seule la quiétude demeurait.

Puis un sourire plein se dessina sur mon visage déridé et un petit rire s'échappa dans un soupir, je tendis la main à mon invité et lui administrai une bonne poignée de main, franche et sincère. Ma main gauche recouvrant sa main droite, je brisai ce silence quasi-religieux.

- C'est un plaisir de vous voir, Amiral Varto : asseyez vous, je vous prie, dis-je en désignant le fauteuil qui se trouvait derrière lui.

Je fis de même, m'enfonçant dans ce fauteuil qui me servait tant. Au fond de moi, j'avais toujours cette frustration de n'être « qu'un politique» à qui il manquait cruellement d'actions dans sa vie. D'actions concrètes comme être en première ligne, bravant le danger et dansant avec la mort à tout moment. Moi, on m'avait couvé, protégé parce que j'étais un des rares parlementaires encore en vie et ma vie valait plus que celle d'un autre militaire mais au final : qu'étaient ils pour évaluer la valeur d'une  vie, quelle qu'elle soit ? Le Chaos qu'avait engendré la Guerre avait balayé d'un revers la Hiérarchie établie, j'aurais du me battre aux côtés de mes frères et sœurs mais le destin en fut tout autre. Désormais, j'avais de lourdes responsabilités, responsabilités que je partageais avec l'homme qui se tenait devant moi, un homme d'expérience, un homme qui - lui - avait connu les durs et éprouvants moments de combat.

Puis je me rendis compte de mon égarement passager, qui avait duré peut être une poignée de secondes, Vassily Varto n'avait certainement pas eu le temps de le remarquer, j'enchaînai directement.

- Je réalise que l'on ne s'était jamais rencontré ici, à Londres et je n'ai jamais eu l'occasion de boire un verre avec vous, qu'est ce que je peux vous servir ? Au risque de tomber dans le cliché, j'ai une bonne bouteille de Vodka en stock, proposai je la moue amusée.

Certes, nous devions entretenir une relation strictement professionnelle l'un envers l'autre mais cela ne voulait pas dire qu'elle ne pouvait pas se faire dans le respect et surtout autour d'un bon verre.
Je commençai à verser la dite eau de vie dans les deux verres puis en poussai un vers l'Amiral, toujours silencieux.

- Que me vaut l'honneur de votre présence en ces lieux ? De quoi vouliez-vous me parler ?

J'allais droit au but, pas la peine de tergiverser avec Vassily Varto, l'édulcoration ne servait à rien et je savais que je pouvais faire confiance également à son franc-parler et à sa sincérité.


Dernière édition par Adam Luvac le Mar 4 Fév - 14:06, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Vassily Varto
Admin
Informations
Messages :
292
Date d'inscription :
06/12/2013
Double-comptes :
Aucun
Fichier personnel

Fichier personnel
Faction: Alliance Interstellaire
Métier: Amiral en Chef
Alignement: Loyal Neutre

MessageSujet: Re: Deux Hommes, un Gouvernement   Dim 12 Jan - 16:10



« Deux Hommes, un Gouvernement.


Nommé depuis maintenant un mois et demi, l'Amiral Varto s'habituait peu à peu à son poste. Légèrement en première loge, il avait eu du mal à se faire à l'intérêt dévolu de la presse à son encontre. Toute sa vie, jamais il n'avait reçu autant d'attention ; quand on fait partie d'une Armée, on n'est qu'exclusivement médiatisé, malheureusement quand de mauvaises choses arrivent. Il se souvenait notamment de la crise de Watson qui avait fait un peu de bruit et des quelques journalistes qui avaient voulu l'interviewer. Mais ce n'était rien à côté de ce qu'il venait de connaître. Il avait succédé à Hackett - le légendaire, le héros, le meneur des flottes durant la Guerre - et toute la surprise s'était ressentie dans la Galaxie. D'une part de voir l'un des piliers partir aussi brusquement, d'autre part de voir de quelqu'un comme lui prendre son poste. De manière globale, à ce niveau, tout le monde avait été déçu : les vétérans avaient du mal avec son âge, les extrémistes avaient du mal avec sa neutralité, les féministes avaient du mal avec son sexe. Même l'Amirauté, qui n'avait pas tant rechigné à le placer là, semblait plus ou moins blasée par cette décision. De leur point de vue, il aurait été logique de nommer quelqu'un de déjà Amiral de Flotte durant la Guerre, comme les commandants Ines Lindholm ou Nitesh Singh. Dans tous les cas, la nomination de Vassily Varto paraissait insatisfaisante.

Mais il y allait là de la stratégie implacable de l'Alliance, visant à faire retomber la pression sur les épaules de l'Armée, dans le viseur de toutes les discussions galactiques depuis la pacification des Moissonneurs. D'une part, il fallait les encenser car ils étaient des héros. D'autre part, il fallait demeurer prudent car ils avaient ardemment collaboré avec une ancienne race de machines destructrices ayant décimé une bonne partie de la population de l'Espace Concilien. Seul Hackett avait été capable de maintenir l'équilibre entre ces deux zones, entre la confiance absolue et la méfiance rationnelle. Mais lui hors du jeu diplomatique, il fallait que quelqu'un d'autre entre en scène. Et cet homme, c'était naturellement Adam Luvac. Il occupait la place de leader politique depuis quelques années déjà mais sa côte de popularité restait dans l'ombre du héros de guerre. Et afin d'éviter des secousses inattendues, il fallait mettre à la tête de l'autre axe quelqu'un d'infiniment compétent mais de particulièrement effacé.

On pouvait dire que ça avait plutôt bien marché. Le Premier Ministre avait connu un gain de popularité conséquent, tandis que parmi les humains, une majorité se disaient indifférents à propos de qui dirigeait l'Armée de l'Alliance, pourvu que ce dernier fasse bien son job. Seul les autres gouvernements avaient des doutes sur la question, ayant conscience de l'animal politique qu'était Luvac - et l'Homme en général - contrairement à un Hackett très pragmatique. Ceci étant dit, cela n'était pas le problème de l'Amiral. Lui, il allait occuper sa fonction pour une durée minimale de quatre ans et peu importe les raisons de sa promotion subite, tant qu'à être là, autant être efficace. C'était d'ailleurs pour cela qu'il était actuellement à Londres, où il n'avait pas l'habitude d'être. Il travaillait plus facilement sur le SSV Kilimanjaro, cuirassé principal de la deuxième Flotte ou alors au Quartier Général de l'Armée, replacé de nouveau à Vancouver. Ici, c'était surtout les questions d'ordre parlementaires qui se réglaient.

Il arrivait, cependant, que les questions parlementaires et les questions militaires se confondent et c'est à ces moments précis que les deux dirigeants devaient se rencontrer, en plus des déplacements de convenance qui parfois pourraient nécessiter leur présence. Pour cause, c'était heure de gouvernance. Ainsi venait d'entrer l'Amiral dans le confortable bureau de son confrère. Il reçut un accueil pour le moins chaleureux. « C'est un plaisir de vous voir, Amiral Varto : asseyez vous, je vous prie. »

Adam était plein de bonnes volontés et d'initiatives. On pouvait lui accorder cette indéniable qualité. Avoir un représentant plus amical changeait des anciens politicards qui parfois tendaient à trahir ce pourquoi ils avaient signés. « Je réalise que l'on ne s'était jamais rencontré ici, à Londres et je n'ai jamais eu l'occasion de boire un verre avec vous, qu'est ce que je peux vous servir ? Au risque de tomber dans le cliché, j'ai une bonne bouteille de Vodka en stock. » continua t-il ainsi, très aisément. L'autre n'eut d'ailleurs pas le temps le répondre. Il fallait croire que la question était rhétorique. La suivante le serait nettement moins. « Que me vaut l'honneur de votre présence en ces lieux ? De quoi vouliez-vous me parler ? »

Confortablement installé sur son fauteuil, l'Amiral s'accouda à ses genoux. Ce n'était pas une façon très officielle de se tenir, ni très convenue. D'un autre côté, proposer de la vodka à un russe d'origine était peut-être trop convenue.

« Je regrette mais je ne bois jamais durant le service. » affirma t-il poliment en déclinant le verre.

D'autant qu'il n'aimait pas particulièrement cet alcool. Cela passait, dans les cas où il buvait pour s'alcooliser, mais cela lui arrivait peu fréquemment.

« Voyez-vous, Monsieur, si je suis ici... » enchaina t-il directement. « C'est pour vous exposer une problématique qui, j'en suis certain, a été portée à votre encontre. »

Varto inspira un grand coup.

« Après la Guerre, nous avons eu une tendance à délaisser légèrement nos colonies. Pour avoir dirigé les forces spéciales et m'être déplacé à plusieurs reprises sur les lieux, je sais quelle est la situation là-bas. Les Terminus sont en ébullition constante et les Barons font pression sur les locaux, si bien qu'il s'y est formé des milices. » Il marque une pause. « Nous envoyons régulièrement des fonds mais dans l'idéal, ce qu'il faudrait, ce serait un bras armé. Or, nous n'avons pas de ressources illimitées. Et donc, j'aimerais naturellement savoir la position du Parlement vis-à-vis de ce problème... »

Dans sa tête, Vassily conclut de lui-même. « Avant que ça nous tombe sur les bras ». Comme il le disait si bien, il avait conscience des enjeux sur ces colonies éloignées - tel Horizon - mais il connaissait aussi l'avis de l'Ambassade, qui se refusait à provoquer un conflit ouvert avec les Terminus.




Dernière édition par Vassily Varto le Dim 12 Jan - 20:28, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Informations
Fichier personnel

MessageSujet: Re: Deux Hommes, un Gouvernement   Dim 12 Jan - 17:44

Suite aux propos et interrogations de l'Amiral, je demeurais silencieux pendant plusieurs secondes. La question des colonies humaines de la Travée était un réel problème qui ne pouvait rester indéfiniment sans réponses, il s'agissait de vies humaines certes, mais avant tout de ressources, de denrées indispensables pour l'Alliance.
Vassily Varto était, comme prévu, direct et franc dans sa démarche : il ne s'était pas encombré de futilités pour arriver au but principal de sa venue, ce que j'appréciais chez lui. J'espérais que les rumeurs, les préjugés quant à son accession à ce poste prestigieux allaient être rapidement de l'histoire ancienne et j'étais convaincu que tout cela allait se jouer vis à vis de la résolution du problème soulevé précédemment.

- Évidemment, les colonies … dis je, pensif. Je suis content que vous mentionnez ce problème disons … épineux. De nombreux rapports me sont parvenus en effet, concernant le vent contestataire qui commence à gronder dans la Travée et dans nos colonies. Des milices se sont formées – comme vous venez de le dire – et semblent déterminées à vouloir leur indépendance et ce, à n'importe quel prix.

Vassily Varto restait attentif, captant chacune de mes paroles.

- Ce qui est une cause perdue évidemment. Nous ne pouvons nous permettre de laisser nos colonies à la merci de personnes malveillantes. Il est vrai que nous avons du faire un choix en les délaissant pour reconstruire nos capitales, notre centre névralgique mais comme vous l'avez sûrement constaté, la reconstruction de l'Espace de l'Alliance est plus que satisfaisante actuellement.

Je me redressai, emporté par mes convictions et mon monologue. Le poing ferme posé sur mon bureau, j'enchaînai.

- Nos colonies ont une valeur autant symbolique que matérielle. Outre l'apport indispensable en ressources, elles permettent d'affirmer notre présence dans la Travée et de propager notre rayonnement à travers la Galaxie. L'Humanité est ressortie grandie de l'invasion Moissonneurs et je serais à jamais reconnaissant des hauts faits de l'équipe de Shepard et bien sûr de l'Alliance. Si nous laissons ces petits groupes éparses prendre le contrôle de nos colonies, il s'agira alors d'une preuve de faiblesse et d'un manque d'autorité cruel. Nous ne pouvons nous permettre cela, que ce soit l'Alliance en général mais aussi vous et moi : nous devons affirmer notre légitimité au sein même de notre Gouvernement, le cas contraire, nos mouvements, nos actions seront restreints par le Parlement mais aussi par l'Amirauté.

Je desserrai le poing tout en calmant mes ardeurs. Mais je ne pouvais renier ce qui faisait mon identité : j'étais quelqu'un d'entier, allant toujours jusqu'au bout et prenant à cœur chacune de mes entreprises.

- Néanmoins, nos ressources et nos effectifs restent encore limités, j'en suis conscient et il est – à l'heure actuelle – impossible de satisfaire aux besoins de tous. Il faut avant tout se focaliser sur les colonies les plus sensibles et surtout celles où les mouvements contestataires sont les plus importants ; notre colonie sur Yandoa est d'ailleurs apparue plusieurs fois dans nos rapports mentionnant une milice qui commence à prendre de plus en plus d'ampleur. Mais pour le moment, le Parlement n'a pas tranché sur cette question faute d'informations plus précises.

« Ou par manque de couilles, comme d'habitude ... » marmonnai-je dans ma barbe.

Je me caressais le menton, mon esprit toujours en ébullition et le regard vif, guettant la réponse de mon interlocuteur. Je pris mon verre et avant de boire une gorgée, lui demandai :

- Qu'en pensez vous ? Parlez franchement, nous serons amenés dans les semaines, les mois à venir à prendre des décisions difficiles, autant jouer cartes sur table dès le début, non ?

Puis je bus une gorgée de cette … délicieuse eau-de-vie.


Dernière édition par Adam Luvac le Mar 4 Fév - 14:06, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Vassily Varto
Admin
Informations
Messages :
292
Date d'inscription :
06/12/2013
Double-comptes :
Aucun
Fichier personnel

Fichier personnel
Faction: Alliance Interstellaire
Métier: Amiral en Chef
Alignement: Loyal Neutre

MessageSujet: Re: Deux Hommes, un Gouvernement   Mar 14 Jan - 1:46



« Deux Hommes, un Gouvernement.


Pour ainsi dire, le Premier Ministre avait un avis bien tranché sur la question. Un avis purement politique mais suivant une certaine logique... Dans un sens... En tout cas, Vassily avait écouté attentivement chacune des paroles de son interlocuteur, jusqu'à temps que ce dernier daigne lui demander son avis. « Qu'en pensez vous ? Parlez franchement, nous serons amenés dans les semaines, les mois à venir à prendre des décisions difficiles, autant jouer cartes sur table dès le début, non ? » avait-il cordialement adresser à l'Amiral.

Ce dernier s'était redressé sur son fauteuil, se tenant le plus droit possible. A vrai dire, tout cela était bien gentil mais ça n'avait pas résolu les questions que se posaient l'intéressé.

« J'en pense que nos prédécesseurs ont joué un jeu dangereux en établissant des colonies à la frontière des Terminus. » souffla t-il. « A l'heure actuelle, ce que je redoute le plus, ce n'est pas le désir d'indépendance qui se créé là-bas. Ce n'est pas nouveau. Ce sont les Barons que je crains. »

Solennellement, l'Amiral se releva. Il était plus à l'aise ainsi et il se faisait souvent meilleur orateur debout. Sans doute que l'air passait mieux dans ses bronches. Ou bien pouvait-il regarder son adversaire de haut, afin de mieux le comprendre et mieux le distancer. Toujours était-il qu'ils risquaient d'avoir une longue discussion et qu'aussi confortable que le fauteuil soit, la situation voulait qu'il préférait se mettre du haut de son mètre quatre-vingt dix.

« Actuellement, les Barons sont dispersés et n'hésitent pas à se poignarder dans le dos dès qu'ils en ont l'occasion. Mais imaginons que l'un d'eux se décide à attaquer de plein fouet une de nos colonies, quel choix disposerions-nous ? Devrions-nous nous contenter de défendre au mieux nos terres ? Ou bien irons-nous jusqu'à rétorquer ? »

Vassily toussota. Ce ne serait pas la première fois que l'Alliance répondrait aux hostilités extérieures. Saren et les Geths était un exemple, Torfan un autre. En réalité, Torfan était ce qu'il y avait de plus concret dans le passif de l'humanité. Elle avait pour habitude de se débattre corps et âmes et de se venger, le cas où elle aurait échoué. Une attitude particulièrement dangereuse.

« Il fut une époque où l'Alliance était seule, où elle répondait de ses actes par elle-même et où elle pouvait assumer les conséquences de ses actes. » continua t-il. « Maintenant, nous sommes l'une des têtes de file du Conseil. Nos agissements et nos décisions se répercutent inévitablement sur le peuple de l'Espace Concilien. »

Il fixa Adam un moment, comme s'il semblait attendre une réaction de sa part. Celui-ci ne trépigna pas. Il attendait certainement la suite.

« J'ai transmis plusieurs requêtes à Hackett sur la question. Il a toujours refusé de croire que nous courions un danger particulier. Et il est vrai que les Barons, esseulés, ne pourront riposter que par faible charge. »

Discrètement, Vassily faisait le tour des lieux. C'était un bureau assez intéressant, quoique très banal, en fin de compte. Il y avait peu de décorations. Les simples modifications apportées étaient subtiles. Le tout était très sobre. Pourtant, Adam semblait excentrique. On lui jetait un coup d’œil. Il était toujours très circonspect.

« Or, les Barons ne seraient que la partie visible de l'iceberg. Et si ce n'est pas eux, ce sera quelqu'un d'autre. Il y a de nombreux détracteurs qui voient dans ces contestations une occasion inouïe de nous abasourdir. Et ils n'hésiteront pas à tuer des milliers d'innocents pour ça. » affirma t-il. « Vous voulez connaitre mon avis ? Il nous faut défendre ces planètes et leur espace. Peu importe ce que pense le Parlement ou l'Ambassade. »

Sinon, ils en paieront les frais. Mais s'il semblait dramatique, l'Amiral parlait sur un ton calme et sincère. Les politiques avaient parfois du mal avec le danger imminent, auquel cas le Conseil aurait aidé Shepard bien avant que ce dernier ne doive rassembler les diverses espèces en extrême urgence. Ici, il s'agissait surtout d'un mal qui se glissait peu à peu dans les failles qu'il pouvait trouver. Encourageant d'un côté les indépendantistes à s'isoler et de l'autre à faire prendre conscience aux Terminus qu'ils pourraient avoir une part du gâteau...


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Informations
Fichier personnel

MessageSujet: Re: Deux Hommes, un Gouvernement   Mar 14 Jan - 17:30

Voir l'Amiral se lever tout en continuant son argumentaire m'amusai. On pouvait déjà déceler ce qui nous différenciait lui et moi. Lui, était un homme d'action, un militaire dans l'âme et moi, je m'occupais de la politique, toujours installé confortablement dans un fauteuil, traitant les problèmes indirectement du haut de mon poste de pouvoir et non par des résolutions concrètes et physiques. Mais cette situation – même si parfois je pouvais m'en plaindre intérieurement – me convenait, je l'avais choisi de mon propre chef tout comme mon interlocuteur avait fait le sien en s'engageant dans l'Armée.

D'ailleurs, si je l'avais recommandé vivement à ce poste pour m'assister dans la difficile tâche de diriger l'Alliance, c'était pour une bonne raison. Plusieurs concurrents semblaient aptes mais le profil du moscovite m'avait directement intrigué et plu : il n'avait jamais fais de vagues, se contentant de faire ce pourquoi on l'avait engagé et c'était après un test brillamment réussi qu'il avait capté l'attention des dirigeants. De fil en aiguille et avec les événements récents, son ascension fut fulgurante et les responsabilités lui avaient été imposées d'elles-mêmes. Mais cela ne l'avait pas perturbé outre mesure et il avait remarquablement servi l'Alliance. De plus, les réserves de certains membres faisant parti du « gratin de l'Alliance » m'ont conforté dans mon choix, il devait faire ses preuves d'autant plus que sa relative jeunesse et sa vivacité d'esprit nous rapprochaient. J'étais persuadé que nous allions faire une bonne paire et ce, pour le bien de notre Espèce évidemment.

Je restais donc enfoncé dans ce fauteuil, levant le regard pour atteindre le sien sans pour autant faire transparaître une certaine infériorité : nous étions au-dessus de ça et heureusement.

- Mais la vie vaut-elle d'être vécue si l'on ne prend aucuns risques ? J'entends bien ce que vous insinuez en parlant de jeu dangereux mais c'était un risque à prendre qui nous a permis un apport de ressources non négligeables, de connaissances et d'expansion territoriale et si je devais faire ce choix, je le ferais sans hésiter.

Je pris le verre en main. Plongé dans mes pensées, je contemplais la danse calme et voluptueuse de la liqueur sur les parois de verre puis repris, retrouvant le regard du militaire.

- Les Barons, hein ? Des vermines assoiffées de pouvoir, de gloire et de combats. Comme si nous n'en avions pas déjà eu assez avec les Moissonneurs. L'heure n'est pas à la confrontation frontale, nous sommes bien trop dans le flou et je ne peux le tolérer plus longtemps. La menace des Barons, les colonies indépendantistes et je-ne-sais-quel détraqué qui ne désire que le Chaos dans notre Galaxie encore bien trop fragile sont tant d'épines à retirer. Nous ne pouvons rester passifs mais il ne faut pas s'emporter, se précipiter non plus.

La situation était autant détestable qu'excitante. D'un côté, des milliers si ce n'est des millions de vie étaient en jeu, tout comme mon poste, ma réputation : tout ce que j'avais bâti depuis de longues années ; de l'autre, je pouvais sentir l'atmosphère pesante voire stressante qui régnait dans la pièce, les décisions que nous allions prendre étaient capitales, importantes : cruciales.
Le Pouvoir était à double tranchant et il était impossible de savoir à quel moment il allait nous trancher la gorge : c'était terrifiant mais … jouissif à la fois.

- Je doute que le Conseil voit d'un mauvais œil le fait de renforcer nos défenses aux frontières. Il n'est pas non plus stupide et je fais confiance à Emma Harrington (la Conseillère Humaine ndlr) pour nous soutenir. C'est une femme sage qui a les mêmes priorités que nous, soit la sécurité des nôtres. Il est envisageable de faire appel à nos confrères conciliens vis à vis de cette initiative : eux aussi sont concernés par cette menace. Je pense notamment aux Turiens, aux Galariens et aux Asaris mais nous pouvons étendre notre champ de possibilités : les Butariens, les Drells ou les Krogans pourraient être une solution et cela permettrait par la même occasion de renforcer notre influence diplomatique et notre panel de potentiels alliés...

Je soupirais longuement, pensant déjà à l'entreprise qui nous attendait, les rencontres diplomatiques, les accords officiels ou officieux, les négociations sans fin : telle était ma Malédiction.

Telle était ma Bénédiction.

- Vous semblez plus au fait de la situation des Terminus que quiconque grâce à votre méfiance et votre vigilance prononcée par rapport à ces Barons. Vous dites qu'ils sont en pleins conflits d'intérêts – peu étonnant venant de barbares et des rejetons des sociétés –, cela pourrait être notre point de départ, notre avantage vis à vis d'eux. Il faut rajouter de l'huile sur ce feu déjà incandescent. Faisons exploser les conflits et poussons les à s'entre-tuer. Même si la menace ne sera pas éliminée, elle serait au moins affaiblie. Il nous faudrait des agents infiltrés, de bons éléments triés sur le volet pour ce genre d'opérations mais il faut avant tout un plan d'action et là, ce n'est plus de mon ressort mais bien du vôtre et celui des Services de Renseignement de l'Alliance.

Je posai un ton, laissant à Vassily d'ingurgiter tous mes propos et mes idées.

- Dans tous les cas, j'aimerais avoir des rapports concernant les colonies à mettre en priorité dans notre programme sécuritaire : nous devons faire des choix stratégiques et intelligents. J'aimerais qu'on surveille de près également l'évolution de ces mouvements indépendantistes, manquerait plus qu'une révolution éclate pendant notre confrontation avec les Barons et les Systèmes Terminus. Quant à moi, je dois m'occuper du Conseil et de nos potentiels alliés.

Je finis par une interrogation, donnant – enfin – la parole à l'Amiral.

- Mais je suis persuadé que vous aviez déjà réfléchi à la question, non ? Je comprendrais que vous ayez des réserves quant à mes qualités de stratège, et c'est d'ailleurs pour cette raison que vous vous tenez devant moi, n'est ce pas ? Plaisantai je pour détendre un peu l'atmosphère.


Dernière édition par Adam Luvac le Mar 4 Fév - 14:06, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Vassily Varto
Admin
Informations
Messages :
292
Date d'inscription :
06/12/2013
Double-comptes :
Aucun
Fichier personnel

Fichier personnel
Faction: Alliance Interstellaire
Métier: Amiral en Chef
Alignement: Loyal Neutre

MessageSujet: Re: Deux Hommes, un Gouvernement   Jeu 16 Jan - 18:58



« Deux Hommes, un Gouvernement.


Très calme durant le monologue du Premier Ministre, Varto réfléchissait d'ores et déjà aux solutions, actives comme passives, qu'il pourrait mettre en place personnellement. L'Alliance était désormais composée de sept flottes presque au complet - la quatrième faisant encore l'état de ses nouveaux bâtiments - et pourtant, toutes avaient déjà était replacées et demeuraient en fonction. La première, la deuxième et la troisième stationnaient autour de la Terre et du système solaire à des endroits stratégiques. La sixième et la septième protégeaient respectivement Terra Nova et Eden Prime, comme avant la Guerre, tandis que la quatrième serait réaffectée à la garde d'Elysium. Et la cinquième flotte, symboliquement menée par Hackett, avait quant à elle pris position autour de la Station Alpha. Ce qui ne laissait aucun effectif conséquent à la disposition de l'Amirauté s'ils voulaient, un jour, décider de prendre part à une surveillance adéquate à la frontière des Terminus. Et reconstruire une flotte serait non seulement coûteux et long, mais surtout superflu... voire impossible étant donné le déclin des engagements.

Pendant que l'Amiral réfléchissait, Luvac continuait son discours. La réapparition des Barons dans ses idées firent tilter son interlocuteur, pendant un bref instant. Ce dernier releva la tête. Le politicien bien confortablement assis dans son fauteuil, presque aussi innocent qu'un chat, venait soudainement de se transformer en lion. Légèrement surpris, Varto se rapprocha. En face, on terminait sur une question. Une habitude, visiblement.

« Je ne remet pas en cause vos talents de stratège. Ce n'est juste pas votre travail. » « C'était le mien » soupira le chef des flottes, intérieurement. « Et je ne serais pas venu vous voir sans un projet en tête. »

Jamais lassé de se tenir debout, il croisa les bras. « Comme je l'ai laissé entendre, le désir d'indépendance n'est pas nouveau dans les colonies extérieures. Mais il est souvent contré par le bon sens. Or, l'apparition de milices, ça, c'est nouveau. Toutefois, elles sont de notre côté pour l'instant. » Il fallait comprendre ce qu'il disait : les milices avaient refusé toutes aides des Barons car elle savait se fournir ailleurs. Donc leurs objectifs, à savoir la protection des colonies, convergeaient... « De plus, la seule digne d'intérêt est sur Yandoa. Elle est plus virulente, plus présente, mieux organisée... C'est étrange. » continua t-il en se frottant le menton. Il en ferait l'une de ses priorités.

Enfin, la question n'était pas là. Les milices étaient, la plupart du temps, composées de civils. Certaines formées par des mercenaires et des hors-la-loi tentaient de s'imposer, notamment sur Horizon, mais sans grand succès. Les incertitudes à ce niveau permettaient à l'Alliance de garder sa valeur de gouvernement axant sur la stabilité. Tel que Luvac l'avait dit, il faudrait juste garder un œil dessus.

« Quant aux Barons, se préparer pour eux est une chose... Vouloir s'immiscer dans leurs relations en est une autre. Ils règnent sur les Terminus, notamment grâce aux trois grands groupes de mercenariat qu'ils payent gracieusement. S'ils venaient à découvrir une quelconque implication de notre part, cela leur offrirait un cassus belli que le Conseil ne nous pardonnerait pas. » adressa t-il avec un regard qui semblait attendre confirmation. Mais il n'attendit pas. « Seul Aria T'Loak pourrait nous venir en aide. Mais elle ne le fera pas tant qu'elle ne se sentira pas menacée. Ce qui risque d'être long. »

Aria T'Loak était un phénomène. Elle avait été forcée à abandonner Omega pendant la Guerre et le retour de la Reine n'avait pas été aussi triomphant qu'elle l'avait espéré. Tout le monde sentait que les nouveaux patrons voulaient son éviction mais comme pour tout, aucun ne l'attaquerait car ce serait vouloir prendre possession d'un point stratégique et ainsi se favoriser à l'égard des autres... L'étendue de ces problèmes épineux échappait à la totalité des conciliens. Mais Varto était là pour éviter que ça retombe sur les colonies humaines et, par extension, sur l'espace concilien. Pas pour s'en mêler.

« Mais une opération conjointe... Pourquoi pas... » laissa t-il échapper. « Les Turiens ont été les premiers à prendre l'initiative de se placer près des frontières. Il faudrait leur en glisser un mot. » On soupirait « M'est avis qu'un apport de flotte ne serait tout de même pas de trop dans la Travée. »

Les bras ainsi disposés, il paraissait toujours aussi rigide et distant. Il avait effectivement un projet en tête mais il serait sans doute plus sage d'en avoir plus avant de le déposer "officiellement" devant le Premier Ministre, car le Parlement étant sans doute aussi rigide que l'instigateur du projet. Sauf que lui, c'était en permanence. Dans tous les cas, on sortait relativement satisfait de cette conversation. La nouvelle tête du gouvernement était plus avisée qu'on aurait pu le penser. Qu'il aurait pu le penser. Il soupira une seconde fois. Il n'avait plus vraiment dormi depuis des jours. Il se risqua à fermer légèrement les yeux et respira un grand coup.

Soudainement, un bruit vint lui couper le souffle. Il haussa un sourcil et regarda Luvac, interloqué. Avait-il rêvé ou bien... ?


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Informations
Fichier personnel

MessageSujet: Re: Deux Hommes, un Gouvernement   Sam 18 Jan - 21:08

Au même moment – échafaudage de la société @Clean – extérieur du bâtiment

Kenneth Irons - journaliste à A.N.N

Il est une idée philosophique qui énonce que le temps s'écoule différemment selon la position dans laquelle nous nous trouvons … ainsi on dit de l'homme qui franchit les portes de la mort qu'il a tout le loisir de voir sa vie défiler devant lui … on trouve également qu'un métro est toujours plus long lorsque l'on attend ou qu'une caissière attend volontairement qu'on entre dans sa file pour faire durer le plaisir …

Il m'aura fallu non seulement attendre 28 ans pour m'en rendre compte par moi même … mais et il m'aura fallu également attendre d'être perché à 60 mètres de hauteur pour goûter à cette expérience inédite. A cet instant précis, le temps semblait s'être arrêté. Tous mes sens étaient exacerbés, je pouvais sentir la caresse du vent sur chaque pore de ma peau et l'adrénaline qui s'écoulait dans mes veines m'enivrait d'un sentiment de toute puissance. Je me sentais capable de tout … tout … sauf peut être d'arrêter le mouvement gravitationnel du sceau dont le destin funeste venait d'être scellé par un excès de curiosité – et un coup de pied non désiré.
* Adieu mon beau Poulizer … *

Des heures de préparation et de filature pour monter mon coup … des backchiches aux bonnes personnes, au bon moment pour avoir accès à cet échafaudage … une vue de rêve sur les deux personnalités en vogue en ce moment et une qualité audio à faire pâlir les systèmes de renseignement de l'alliance … J'avais tout … tout ce qu'il fallait pour faire le buzz. Un politicard affalé dans son fauteuil sous transfusion de vodka, un officier de l'amirauté en mal de guéguerre avec une envie d'aller dépenser l'argent du contribuable dans les systèmes terminus.  Il ne me restait plus qu'à fignoler les clichés photographiques et j'aurais pu recevoir les compliments du Directeur Bale … Mais non … cette putain de curiosité … cette saleté d'envie d'en faire toujours plus … et voilà que je me penche pour saisir le regard d'alcoolique de Luvac dans le fond de son verre et que le destin s'en mêle.

Je me retrouvais à observer comme un couillon un sceau d'eau dégueu chuter inexorablement vers le sol … Il aurait pu filer tout droit, mais non … à croire que c'était fait exprès … que cette salope de caissière avait tout manigancer pour me pourrir encore plus la vie … car non seulement j'avais tout fait foiré en me penchant trop et en déstabilisant l'échafaudage mais le sceau venait d'heurter le transparacier de leur baie vitrée.

Me servant du peu de foi que je gardais de mon catéchisme, je priais pour que les deux hommes soient trop plongés dans leur conversation pour s'occuper d'un bruit qui aurait pu tout aussi bien être un oiseau mal embouché. Au pire, s'il venait à regarder à l'extérieur, je priais pour qu'ils ne lèvent pas les yeux vers le ciel.

Une seconde passa … saleté de relativité ...
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Informations
Fichier personnel

MessageSujet: Re: Deux Hommes, un Gouvernement   Mar 21 Jan - 23:51

On ne pouvait pas reprocher à Vassily d'être dans le concret et de toujours garder les pieds sur Terre : c'était d'ailleurs ce que j'aimais le plus dans la politique, le concret. Malheureusement, ce n'était pas la partie qui occupait la majorité de mon temps : entre les voyages diplomatiques, les rencontres avec les ambassadeurs, les visites dans les entreprises voire même les interviews. Concernant ces dernières, ce n'était pas tant leur nature profonde qui me gênait mais surtout ce qu'elles étaient devenues : une simple traque aux informations peoples, chocs et qui attirent la curiosité des lecteurs pour faire tout simplement du profit pur et simple.

Voilà ce à quoi était abaissée la grande majorité des journalistes : harceler les personnes publiques et trouver leurs points faibles ou leurs penchants pour telle ou telle addiction alors qu'au final, la vie privée d'un Premier Ministre est elle plus intéressante, plus importante que son implication et son assiduité dans son travail et ce pour quoi il est à ce poste ?
N'est ce pas en réalité juste un moyen de lui mettre des bâtons dans les roues et le discréditer vis à vis de son peuple pour au final remplir les bourses des journalistes ?

Mais ce point de vue était que très peu répandue dans les mœurs et l'opinion publique, le " peuple "  était avide de commérages et s'abreuve de la vie sulfureuse de certaines célébrités au lieu de faire face à la dure réalité de ce Monde. Après, dans le contexte actuel, il est difficile de leur en tenir rigueur : les gens préfèrent se réfugier dans des futilités que de penser à leurs pertes, aux massacres et à la Guerre.

Dans tous les cas, le ton de la discussion était rassurant et prometteur pour la suite de leur longue collaboration, Vassily Varto était bien la personne qu'il souhaitait et nuls doutes qu'ils allaient faire de grandes choses ensemble pour le bien de l'Humanité et pour la stabilité galactique. Le problème des Barons était préoccupant et il était de première priorité de garder un œil sur leurs activités, cependant il était difficilement envisageable de penser à une alliance avec la tumultueuse Aria : on ne pouvait lui faire confiance et nul doute qu'elle poignarderait l'Alliance une fois que sa Station soit préservée. Il s'agissait d'un électron libre puissant et par définition incontrôlable, il y avait bien trop de paramètres aléatoires pour pouvoir baser leur stratégie sur elle : peut être plus comme un atout, une carte à jouer le moment venu.

La mention d'une coopération avec les  Turiens était à l'image de l'Amiral : une valeur sûre. Les relations diplomatiques étaient prometteuses et leurs activités actuelles prouvaient leur volonté de pacifier la Travée et de renforcer la sécurité aux frontières des Terminus. Il s'agissait d'une affaire de taille et l'apport de la flotte de la Hiérarchie pourrait être d'une grande aide mais je n'écartais pas les autres possibilités qui s'offraient à moi. Je remercierais jamais assez Shepard pour avoir grandement contribué au rayonnement humain et c'était notre devoir – avec Varto – de le faire prospérer et mieux encore, le renforcer le plus possible.

Mais cette discussion, ma foi fort intéressante et enrichissante fut interrompue suite au regard interrogateur et interloqué de mon collègue, je me retournai immédiatement pour faire face à la baie vitrée et hormis ce paysage que je connaissais tant, je ne remarquai rien de particulier.

L'Amiral étant de nature imperturbable, je maintenais mon attention et mon regard vers l'extérieur. Le silence était à son comble, je fis un bref regard derrière moi et vis Vassily faire un geste de la tête : des gouttes, que dis-je, une grosse traînée liquide dégoulinait sur la vitre étant soumise à l'attraction terrestre.
Suite à une réflexion rapide intérieure, je vis de suite le problème : déjà, le laveur de vitre – un Hanari que je connaissais assez,  vu qu'il nettoyait de façon hebdomadaire – n'était pas de service si ma mémoire était bonne et surtout il n'aurait jamais fait ce genre d'erreur, c'était pour son efficacité et sa discrétion qu'il avait été recruté et faire tomber un seau en plein sur ma vitre n'était clairement pas dans son habitude.

Je retournai donc immédiatement vers le bureau et pressai un bouton pour ouvrir une communication :

- Sécurité, je pense qu'un intrus se trouve actuellement au niveau des vitres côté extérieur. Attrapez-le, passez le aux scanners et amenez-le moi immédiatement dans mon bureau après vous êtes assurés qu'il est inoffensif, dis-je de façon autoritaire avec une pointe de mécontentement. Et vérifiez aux alentours s'il n'y a pas d'autres menaces : les buildings en face, n'importe où. Je ne veux pas d'autres mauvaises surprises.

Puis je m'adressai à Vassily Varto, plus calme.

- Eh bien, j'ai comme l'impression que notre conversation en intéresse plus d'un. J'espère juste que ce n'est rien de grave, nous avons bien d'autres problèmes à résoudre que d'attraper des laveurs de vitres trop curieux !

Je rigolai et discerna l'ombre d'un sourire sur le visage inquiet de Varto, puis je finis mon verre avant de pouvoir accueillir comme il se devait notre …. invité surprise.


Dernière édition par Adam Luvac le Mar 4 Fév - 14:06, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Informations
Fichier personnel

MessageSujet: Re: Deux Hommes, un Gouvernement   Sam 25 Jan - 19:00

Au même moment – échafaudage de la société @Clean – extérieur du bâtiment

* Ok, ok, donc là … mon vieux … c'est mort de chez mort pour ta promotion …* Tandis que d'un œil distrait, j'observais Luvac se précipiter vers le système com de son bureau, je n'avais de cesse de basculer ma tête par dessus la balustrade de l'échafaudage et observer le vide qui s'étendait 60 mètres plus bas. Je n'avais absolument aucune chance de m'en sortir si je restais planter là – tel le fruit du chêne - à attendre qu'un parachute me pousse dans le dos. * Réfléchi Kenneth … faire redescendre l'échafaudage me prendrait trop de temps et je serais cueilli tels la poire que je suis par le service de sécurité du ruscoff … atteindre le toit restait une option mais l'inconnu m'attendait là haut et j'imaginais assez facilement un ou deux drones militaires de Varto m'attendre, leurs canons chauffés à blanc par trop d'envie de m'abattre comme une merde … Non mon vieux, il te faut trouver autre chose … et il te faut le trouver vite. * C'est dans une moue de dépit que j'activai la commande d'ascension de l'échafaudage. Je devais la jouer fine et pour se faire, il fallait que leurs équipes de sécurité pensent que j'avais choisi d'atteindre le toit. Il ne fallut que quelques secondes pour atteindre l'étage supérieur – juste le temps pour moi de ranger mon matos dans un petit sac à dos – puis de saisir le cutter laser qui servait à découper les déchets organiques de grande taille collés aux vitres.

Depuis ma position, je n'avais plus de vue sur l'étage inférieur et j'imaginais Luvac et Varto le visage collé à la baie vitrée dans une grimace simiesque, cherchant à savoir où je me trouvais. Un sourire étira mes lèvres à cette pensée tandis que je m'affairais à fragiliser la baie supérieure grâce à l'action du cône de plasma. L'échafaudage continuait de monter lentement et je savais que je n'avais pas de seconde chance ...  c'était cette vitre ou la rouste … La structure du verre se brisa sous l'effet de la chaleur et j'arrivai à me faufiler par l'ouverture avant que la balustrade ne soit remontée trop haut.

Passant la tête à l'extérieur – cheveux au vent – j'observai le lent et immuable mouvement de l'échafaudage qui continuait de monter, laissant penser que je tentais de m'enfuir par les toits. La minute qui suivi fut réduite à une rapide tentative pour changer de vêtements. Ma combinaison de travail fut retirée et jetée dans un coin de la pièce à l'abri des regards et tandis que je sautai un peu partout – hystérique à la recherche d'un point d'eau et d'un miroir pour retirer la salissure généreusement tartinée sur mon visage aux fins d'en masquer les détails – stressé par l'idée de l'armada en costume cravate qui devait monter les étages pour m'attraper plus haut, je terminai de réajuster les pans de ma chemise dans mon jean.

Moins de cinq minutes s'étaient écoulées au moment où je quittai le bureau par lequel j'étais entré. D'apparence tout à fait honorable, je parvenais sans mal à me mêler aux attachés parlementaires qui arpentaient les couloirs et autres personnels des bureaux. Gardant profil bas, je franchissais le premier angle d'un corridor qui me semblait sans fin et d'un geste discret activai la première commande d'alerte incendie que je croisais.

Les sirènes qui s'ensuivirent raisonnèrent dans tout le bâtiment, obligeant toutes les personnes présentes à s'orienter vers les sorties de secours. J'espérais donc me fondre dans la masse et m'engageais – je l'espérais – vers une des nombreuses issues de secours.

Une prière aurait été bienvenue … mais je n'en connaissais aucune.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Vassily Varto
Admin
Informations
Messages :
292
Date d'inscription :
06/12/2013
Double-comptes :
Aucun
Fichier personnel

Fichier personnel
Faction: Alliance Interstellaire
Métier: Amiral en Chef
Alignement: Loyal Neutre

MessageSujet: Re: Deux Hommes, un Gouvernement   Dim 26 Jan - 22:18



« Deux Hommes, un Gouvernement.


La réaction presque immédiate de Luvac était aussi étonnante qu'inhabituelle de la part d'un politicien. Il fallait croire qu'il était plus habitué à ce genre de situation énervante que l'était l'Amiral. Ou bien avait-il un sens de la déduction égalant même Sherlock Holmes. Toujours est-il qu'il n'avait pas hésité à alerter.

Ainsi donc, un laveur de vitre trop curieux écoutait la discussion passionnante des deux hommes ? En temps normal, cela aurait plus irrité Varto qu'autre chose. Il n'en aurait pas fait une histoire. D'un autre côté, les sujets tout aussi passionnants dont ils avaient débattu risquaient - s'ils étaient dévoilés - de... Comment les journalistes disaient déja ?... "Faire le Buzz". "Faire la une". Et surtout : déclencher d'innombrables fresques diplomatiques qui feront, sans nul doute, polémique. Une polémique dont l'Alliance se passerait bien. Dans la seconde hypothèse qui venait à l'esprit du stratège, il y avait le côté malintentionné de l'initiative. Le Courtier de l'Ombre, ou tout autre plus petits informateurs, se ferait une joie de revendre les dires au plus offrant, révélant les soudaines tactiques imaginées dans le bureau à des êtres plus que nuisibles. Ou pire, aux Barons, qui pourraient voir dans les idées du Premier Ministre une future offensive.

Varto réfléchissait.

« J'imaginais vos infrastructures mieux protégées. » dit-il sur un ton de reproche. « Mais pour avoir été des concepteurs, je sais qu'elles sont suffisamment sécurisées. L'intrus est donc soit très intelligent, soit bien équipé. Soit les deux. »

Très vite, le détective improvisé ravala sa salive. Il se dirigea lentement vers la baie vitrée et l'inspecta d'un vif coup d’œil. Il leva les yeux. De là, on pouvait apercevoir le bas échafaudage disparaitre petit à petit. Il montait. Logique. Mais il n'attendra pas d'atteindre le toit pour s'enfuir, d'autant plus que les issues possibles seraient peu nombreuses. Toujours dans ses hypothèses, il y avait trois solutions : se cacher, disparaitre dans la masse ou bien tenter l'affront. Dans le cas d'un agent espion divers, c'était tout à fait plausible. Leurs méthodes différaient, néanmoins : sauf dans le cadre d'un contrat, ils étaient plus intrusifs mais aussi plus indirects notamment en installant des micros ou des virus afin d'éviter le contact. Dans ce cas précis, ça signifiait une organisation du boulot plus archaïque. Et donc qu'il n'avait pas prévu de se faire prendre. Si tel était le cas, il oublierait forcément les caméras.

Activant très rapidement son omni-tool afin de prendre l'accès aux caméras à distance, Varto se retourna et se précipita vers la porte. Il se rappela alors de la personne avec qui il était. Il fit une courte pause dans sa démarche et lui jeta un regard. « Je reviens. » Inspirant un grand coup, il ouvrit la porte. S'impliquer directement semblait inapproprié mais la responsabilité de ne rien laisser filtrer de ses plans lui incombait aussi.

Il avançait d'un pas décidé, regardant les caméras. Il les faisait défiler une par une, espérant avoir une piste. Mais très vite, un autre élément perturba son enquête. Une alerte incendie, sûrement déclenchée aléatoirement dans le but de créer une perturbation. Prenant soin de parer à cette éventualité, l'Amiral accéda à son micro. Maintenant qu'il avait accès à de nouvelles technologiques, il pouvait se connecter à toutes les unités dans un périmètre suffisant. « Ici l'Amiral Vassily Varto. L'alarme est un leurre. Je répète : l'alarme est un leurre. Bloquez les accès au-dessus du quinzième étage. Que personne ne quitte le bâtiment et cette zone en particulier. » ordonna t-il. « Que l'officier en charge me rejoigne au seizième étage. »

Très vite, on continuait sa course, enjambant les obstacles présents. L'ordre fut reçu assez vite car l'alarme se coupa dans les quelques secondes qui suivaient son appel. Quelques forces affluèrent et se postèrent devant les portes. Il n'y en aurait pas assez pour toutes les portes, évidemment, mais il fallait ce qu'il fallait. Grimpant les escaliers jusqu'à l'étage voulu, on réfléchissait déjà à comment expliquer la situation pour ne pas affoler la foule plus qu'elle ne devait l'être.

Il arriva rapidement. L'officier en charge était déjà là, un Valkyrie à la main. Son visage n'était pas inconnu. L'un de ses seconds indiquait l'arrivée imminente du chef. Le soldat se retourna, haussa un sourcil et fit le salut. Il se rapprocha de son supérieur. « Amiral ! Capitaine Coats au rapport. Que se passe t-il ? » questionna t-il. C'est vrai qu'il avait convoqué l'officier en charge, le plus gradé de la bande et non le directeur effectif de la sécurité. « Nous avons une fuite indésirable. Et la laisser... fuir ne serait pas une option. » répondit l'intéressé, étonné de ses propres propos. Ensemble, ils se dirigèrent vers les bureaux où devaient rucher un ensemble détonnant de parlementaristes en tout genre. Les voyant débarquer comme si de rien était, tous eurent une réaction personnelle et plus ou moins concernée. Très vite, l'Amiral prit la parole. Certains, si ce n'est tous, devaient connaitre son visage et se demander ce que il venait foutre ici.

« Bonjour à tous. Ne vous en faites pas, ceci est un exercice destiné à vérifier la stabilité du système de sécurité et la coordination des forces d'intervention. » déclara t-il, tout à fait normalement. « Le Capitaine Coats ici présent et ses équipes vont se charger de vérifier vos identités et vos accréditations dans le cadre de cet exercice. Pour vous remercier de votre coopération et nous excuser de ce dérangement impromptu, votre salaire de la journée sera doublé. »

Varto cligna fortement des yeux, comme pour masquer son désarroi qui revenait à payer à vue juste pour attraper un laveur de vitres. Derrière son sourire, il dévisagea chacun d'entre eux. Il pouvait être n'importe où. Soupirant, il se retourna vers Coats et chuchota, le plus bas possible. « Ceux qui ne sont pas en règles... Arrêtez-les. » L'ampleur grossière que prenait l'évènement était à la hauteur des enjeux qui se jouaient. Et peu importe qui était cet intrus... Il ne s'échapperait pas.


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Informations
Fichier personnel

MessageSujet: Re: Deux Hommes, un Gouvernement   Mar 28 Jan - 22:22

Au même moment – salle de réunion

* Note pour plus tard … mon vieux Irons, la prochaine fois qu'il te prend l'envie soudaine de faire un buzz … pète toi une jambe … *  

Je ne me rappelle plus si cette pensée me vint alors que j'apercevais à quelques mètres de moi les doubles portes de la cage d'ascenseur se refermer dans un chuintement pneumatique – signe que mon salut devait encore attendre qu'une brochette de politicards ne parviennent eux même à s'en sortir et pensent à me renvoyer l'ascenseur … ou bien lorsque les premiers soldats déboulèrent dans les couloirs, nous astreignant à les suivre en rangs d'oignons jusqu'à une grande salle de réunion.

Cela faisait quinze bonnes minutes que les étages étaient un à un vidés et leur population parquée comme des animaux dans un espace clos. Les odeurs de parfum hors de prix se mêlaient aux effluves corporelles nauséabondes – donnant à la pièce une atmosphère étouffante. Ici et là des femmes s'excitaient, ne comprenant pas pourquoi les protocoles de sécurité n'étaient pas respectés. Des politiciens, des attachés parlementaires, des secrétaires … chacun y allait de sa petite version. Terrorisme, exercice de secours, attaque chimique, zèle d'un officier militaire, tentative de cacher la liaison extra-conjugale du premier ministre qui tentait de s'enfuir en scooter dans les rues de Londres … je pouvais sentir le delirium qui commençait à poindre le bout de son nez et la présence d'hommes armés n'arrangeait rien à la psychose ambiante.

La voix des militaires avait beau se vouloir rassurante, l'effet de masse la rendait inaudible. Je savais qu'il fallait que je fasse quelque chose avant qu'une escouade de soldats ne procède à mon contrôle. Je n'avais aucune chance de les affronter directement. Ces hommes étaient entraînés, armés et visiblement très mal lunés … non, il fallait que je trouve autre chose et vite.

Je trouvai mon salut dans un petit bout de femme d'un mètre cube environ. Elle donnait l'impression de ne plus avoir d'articulation et ses vêtements étaient tout mouillés de sueur. Elle manqua de trébucher sur moi et, alors qu'elle s'excusait, bafouillant et postillonnant, elle maudit les médias de ne jamais être là au bon moment – au bon endroit. Mon sang ne fit qu'un tour et ni une, ni deux, je m'isolais dans un coin de la pièce, noyé dans une mer de silhouettes agitées et je retirais de mon sac à dos ma gyro-cam. Je l'activais d'un geste du pouce et la programmais en quelques clicks - de sorte qu'elle focalise son champ visuel sur moi – Une petite lumière verte clignotante m'assurait qu'elle émettait bien via les canaux d'ANN.

En quelque secondes, j'eus l'attention d'un premier cercle, puis tels l'onde d'une pierre jetée dans l'eau, le silence se fit tout autour de moi. Chacun était trop content de pouvoir apercevoir sa tête au JT du soir. Ici et là, j'apercevais des mains s'agiter, des cous s'allonger, des « salut » et des « Maman c'est moi !! » Activant mon petit micro portable, j'entamais la transmission de mon reportage en direct. Monsieur Bale risquait me tuer d'avoir ainsi pris l'antenne en « Breaking News » mais lorsqu'il saurait pourquoi, nulle doute qu'il me féliciterait … et puis … d'un autre côté, ce n'est pas tous les jours que l'armée empêche l'évacuation d'un bâtiment parlementaire lors d'un déclenchement d'alarme incendie.
 


– Ici Kenneth Irons en direct du bâtiment du gouvernement de l'alliance où un drame est en train de se dérouler. C'est lors d'un reportage en immersion sur les coulisses du pouvoir que je me suis retrouvé piégé par des forces armées – vraisemblablement des militaires de notre propre gouvernement -   Un geste de la main et la gyrocam braqua son objectif sur les soldats armés de fusils d'assaut postés à l'entrée ainsi que sur l'officier en charge de tout ce merdier et dont le visage fermé en disait long sur son état d'esprit – retour sur le journaliste. Car oui mesdames et messieurs, alors qu'un incident suffisamment grave était à l'origine d'un déclenchement d'alarme incendie, et alors que des hommes et des femmes tentaient de se mettre à l'abri en suivant les protocoles de sécurité mis en place après la guerre qui nous a si durement touché dans nos chaires Je pouvais sentir la tension monter d'un nouveau cran. Des « oui », des «  c'est une honte » commençaient à fuser. L'atmosphère se chargeait encore plus et déjà l'on pouvait voir des femmes terrorisées supplier les soldats de les laisser sortir à l'abri du danger. Cela ferait de magnifiques images en direct et si les militaires n'avaient pas assez de jugeote pour ré-ouvrir les portes, alors Irons espérait qu'un conseiller du premier ministre aurait l'intelligence de lui faire remarquer que ce n'était pas dans son intérêt de continuer cette mascarade. Je jubilais intérieurement. Mon Poulizer n'était pas si loin en définitive … Nous ignorons les causes réelles du déclenchement d'alarme. Une témoin à côté de moi évoquait une attaque terroriste. Espérons qu'elle ait tort et que le premier ministre Luvac ne cautionne pas une telle mainmise de l'armée sur la population civile … car oui mesdames et messieurs, nous assistons en réalité à un simulacre de loi martiale … comment expliquer sinon qu'un officier de l'armée puisse ainsi prendre le pouvoir dans un bâtiment public … est-ce ça les leçons de la dernière guerre ? Est-ce ce que nous voulons en réalité ? Est-ce l'armée que nous chérissons ? N'avons nous rien appris ? Ahhh je vois des militaires s'approcher. Mesdames et messieurs, il me semble qu'ils viennent pour moi … pour me faire taire … pour cacher la vérité sur ce qu'est réellement notre armée ? Si vous tenez un tant soit peu à la liberté mesdames et messieurs, empêchez les d'approcher, défendez moi !!! Laissez nous sortir, c'est une honte !!!

Londres - Siège administratif du Réseau d'Information de l'Alliance

A plusieurs kliks de distance, le visage grimaçant d'un sourire sadique, dont l'effet diabolique était renforcé par les nuances d'ombres et de lumière des écrans allumés, l'homme jouissait littéralement des effets qu'auraient ces images sur Varto. Nulle doute qu'il devrait en répondre devant Luvac car le politicien avait d'autres projets, projets nécessitant l'adhésion de son peuple. Il n'avait pas besoin d'une telle casserole au cul. Une voix l'extirpa de sa réflexion.
Monsieur Bale, votre avion vous attend.
Merci Ashley … ah et … quel temps fait il au Vatican ?
Beau monsieur. Vos affaires sont prêtes et votre suite est réservée à l’hôtel St Pierre.
Vous êtes un ange Ashley … et … Ashley, rappelez moi de recevoir ce Kenneth Irons à mon retour. Je l'aime bien ce p'tit gars.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Informations
Fichier personnel

MessageSujet: Re: Deux Hommes, un Gouvernement   Sam 1 Fév - 16:55

En bon petit soldat, je m'étais plié à la procédure entreprise par l'Amiral Varto. Même s'il s'agissait de la meilleure solution pour pouvoir arrêter l'intrus, elle n'avait cependant pas que des bons côtés et les conséquences se faisaient déjà ressentir via le soulèvement sonore de certains parlementaires un peu trop stressés ou traumatisés par la Guerre des Moissonneurs, malgré les précisions apportées par Vassily. Et oui, il ne fallait pas trop vite oublier que la Station Arcturus avait été soufflée en quelques heures et réitérer ce désastre était inenvisageable : Je n'avais pas prévu de mourir de si tôt !

Je m'étais immiscé dans la foule, me faisant discret et en observant le comportement de mes voisins trop préoccupés à gueuler que de réfléchir à la situation. À tous les stades de la hiérarchie, il y avait des cons : c'était un fait avéré et prouvé empiriquement tout le long de notre Histoire...
Je profitais de ce temporaire anonymat pour trouver la source de ce brouhaha naissant et il me fallut peu de temps pour détecter l'origine du problème : un journaliste.

Encore et toujours, les journalistes faisaient tout sauf leur travail ce qui m'énervait au plus haut point : ce métier pourtant si intéressant, si noble était désormais complètement vicié et pourri par l'argent, la recherche du profit. Et pour preuve, c'était un journaliste – armé de sa gyrocam – qui semblait être à l'origine de tout ce bordel et cette paralysie au Parlement : les journalistes étant rarement autorisés à pénétrer aussi profondément dans l'immeuble. De plus, les seuls journalistes accrédités au Parlement se comptaient sur le doigt d'une main et étaient sélectionnés après avoir été proposé par les directeurs des agences journalistiques. Après, le doute pouvait subsister et le journaliste fauteur de trouble pouvait être en réalité un de ces journalistes et à ce moment le laveur de vitre restait dissimulé dans cette masse humaine...

- […] Si vous tenez un tant soit peu à la liberté mesdames et messieurs, empêchez les d'approcher, défendez moi !!! Laissez nous sortir, c'est une honte !!!

Je décidai alors de sortir de mon mutisme et pris la parole avec force pour attirer toute l'attention. D'une voix forte mais rassurante, je m'adressais à mes collègues de façon rhétorique.

- Quelqu'un peut m'expliquer la raison de ce vacarme sonore ? Est-ce digne de votre rang et de votre statut de réagir aux propos acerbes d'un détracteur ?

Le calme s'était installé dans la salle et les gens me laissaient passer tandis que je m'approchais du présumé martyre.

- Je peux comprendre votre mécontentement vis à vis des mesures prises pour endiguer la menace mais si le protocole d'évacuation fut un peu violé, c'est avant tout pour une bonne raison : nous n'encourons pas un danger immédiat et procéder à l'évacuation n'aurait eu que pour seule finalité la fuite d'un intrus. Parce que oui, c'est bien de cela qu'il s'agit : quelqu'un s'est introduit illégalement dans le bâtiment se faisant passer pour un piètre laveur de vitre. Même si l'initiative est originale, cela reste avant tout un danger qui devra être sanctionné, c'est pour cela que nous avons procéder à ce contrôle d'identité : pour attraper et traiter en Justice le ou les coupables.

Je marquai une pause, faisant un tour d'horizon par la même occasion puis posai mon regard sur le journaliste qui était en train de tout filmer.

- Vous parlez de libertés et de droits, certes. Mais il ne faut pas empiéter sur la liberté des autres et violer leur intimité. Vous vous dites journaliste ? Un Défenseur de la Vérité ? Foutaises. Vous êtes tout le contraire ce que devrait être un vrai journaliste, vous maquillez la vérité et la modulez à votre bon vouloir pour qu'elle se conforme à votre vision des choses. Je jetai un bref coup d'oeil sur la veste du journaliste vierge de badges et d'accréditations. Personnellement, je verrai plutôt le titre de la prochaine une de votre journal comme ceci : « un journaliste cause la zizanie au sein du Parlement ». Vous savez que vous introduire dans un bâtiment gouvernemental illégalement et passible de traîtrise contre l'Alliance ? Voilà là le visage des journalistes d'aujourd'hui ? Je m'adressai maintenant directement à la Gyrocam. J'espère juste qu'il s'agit d'une simple brebis galeuse et j'aimerais reparler de ces faits préoccupants dans une prochaine interview, en toute légalité cette fois ci parce que c'est comme cela que l'on procède normalement.

Avant de tourner les talons et de me retirer vers mon bureau, j'annonçai une dernière chose.

- Néanmoins, vous allez quand même vous soumettre au contrôle d'identité, il peut y avoir des complices ou des gens qui n'ont rien à faire dans ce bâtiment. Et je compte sur votre professionnalisme pour que tout cela se passe sans embûches. Bonne journée.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Informations
Fichier personnel

MessageSujet: Re: Deux Hommes, un Gouvernement   

Revenir en haut Aller en bas
 

Deux Hommes, un Gouvernement

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» « Deux hommes regardent à travers les mêmes barreaux. L'un voit la boue, l'autre les étoiles. » - Dio ♠
» COHEN - La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois...ou deux si tu es un zombie
» Le baiser au Moyen-Age
» 01.02/09.C.Les rues de Las Vegas {Ou comment marcher tout seul le soir}
» Combats clandestins, alcool, drogue et paris [Topic Collectif]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Mass Effect : Lost Stories RPG :: Voie lactée :: Espace de l'Alliance :: Bulle Locale :: La Terre-