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Mass Effect : Lost Stories RPG


 
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 Un marché incongru

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MessageSujet: Un marché incongru   Lun 13 Jan - 19:52

Un marché incongru

Lorek, Hégémonie Butarienne - 21:43, cellule du détenu n°513456

Delan se trouvait dans une sombre salle, éclairée seulement par une faible lampe accrochée au plafond, lorsqu'il se réveilla. Il lui était impossible de savoir où il était et combien de temps il avait été inconscient. Son instinct de survie le dicta automatiquement d'analyser les lieux. Il se trouvait de toute évidence dans un lieu construit par les Butariens ; l'architecture, le sombre métal et l'absence totale de décoration ne laissaient aucun doute. Le silence total qui habitait la pièce indiquait qu'il n'était pas dans un vaisseau, mais bel et bien sur terre, ce qui voulait dire qu'il se situait probablement encore sur Lorek, mais rien ne pouvait le confirmer. En effet, ne sachant pas combien de temps s'était écoulé depuis sa capture, le Drell pouvait tout aussi bien se trouver sur Khar'shan que sur la colonie. L'avait-on maintenu inconscient ? Ou bien l'avait-on enfermé dans sa cellule le temps qu'il se réveille ? Tant de questions, si peu de réponse. C'est d'ailleurs à cet instant précis que Delan se rendit compte qu'il était enchaîné au mur contre lequel il était adossé. Les Butariens ne lambinaient décidément pas sur la sécurité.  Il était dans une très mauvaise situation et il lui fallait trouver une manière de s'échapper. Malheureusement, aucune échappatoire ne se fit voir. Il pensa un instant à utiliser son Omni-tech pour - d'une manière ou d'une autre - se défaire de ses entraves, mais étant totalement immobilisé, c'était là chose impossible.

Une nouvelle question se souleva alors dans son esprit : pourquoi était-il encore en vie ? Il avait été capturé en pleine tentative d'assassinat, mais, étrangement, on ne l'avait pas exécuté. Non, il était en vie et en un seul morceau. Ses bourreaux le gardaient probablement captif le temps de lui arracher toute informations qu'il détenait, probablement dans l'optique de sombres représailles. Malheureusement pour eux - et surtout pour lui, car cela signifiait de plus longues session de torture -, il ne savait rien. Comme bien d'autres assassins, il recevait ses contrats via des intermédiaires, jamais directement. Il ne savait donc pas qui voulait la mort de sa cible, ni ses motivations. Il faut aussi dire que Delan s'en fichait éperdument ; seul l'argent comptait pour lui, il ne s'embarrassait pas d'informations inutiles, on le payait pour tuer, alors il tuait. On lui avait souvent dit qu'avec son intelligence, il aurait pu avoir une brillante carrière, accompagnée des meilleurs diplômes, mais voilà : le Drell était un sociopathe et le seul moyen qu'il avait de garder le contrôle sur lui-même pour éviter de devenir un tueur en série dangereux était, paradoxalement, de tuer, tout en restant dans les limites de la légalité. Et puis, il n'avait jamais aspiré à devenir une figure honorable, il avait toujours vécu dans l'action, il aimait cela et la cherchait. Les poussées d'adrénaline, l'excitation d'un combat à mort, se savoir en danger, tout cela le faisait se sentir en vie et il aimait ça. Il avait d'autres centres d'intérêts, comme tenter de comprendre les sentiments des autres, ce que "amitié" ou "amour" signifiait, mais c'était là autre chose et il n'aurait ne pouvait pas en vivre.

Mais c'est alors que des bruits de pas se firent entendre, des voix s'élevèrent et Delan sut que l'on venait pour lui. Il se préparait mentalement à une séance de torture, à des questions auxquelles il n'avait réponse. Une sorte de fatalité sembla s'abattre sur lui ; combien de temps cela allait-il durer ? Allait-il mourir en cette même journée - ou soirée ? Le Drell décida de ne plus y penser et tenta d'adopter la philosophie que l'on enseignait à ses congénères : son corps n'était qu'un outil, son âme, elle, allait être libérée. Mais malgré ses efforts, il ne put se résoudre à s'abandonner à cette manière de penser, qu'il jugeait fausse, en plus d'être étrangère à son peuple, ayant été instaurée par ces maudits Hanaris, ces immondes poulpes roses qui avaient réduit en esclavage les siens. Non, il allait faire face à ses adversaires et mourir honorablement, sans leur donner le plaisir de le briser. Des cliquetis se firent entendre et l'on ouvrit la porte...

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MessageSujet: Re: Un marché incongru   Lun 13 Jan - 22:00

Un marché incongru

Lorek, Hégémonie Butarienne - 21:23, centre de détention de l'OKS

"S'il y a une chose que je peux dire sur Lorek, c'est qu'il faut une certaine dose de folie pour s'y rendre mais encore plus y rester."
Gouverneur de Lorek, Alanur, mort lors de la Grande Guerre

Au nord, une épaisse couche de neige, une couche blanche imperturbable, implacable, capable d'attendre des années pour engloutir quiconque serait assez fou pour un bâtir la moindre structure. Pourtant dans cet enfer se trouvait quelqu'un, un visiteur solitaire perdu dans le blizzard et le froid. Un butarien comme le laissait comprendre son casque à quadruple visières. Seul sans la moindre possibilité de contacter le monde extérieur, laissé vraisemblablement à une mort certaine. Tout du moins du point de vu de quiconque ne connaissant pas ce monde éden, ni le butarien lui même. Dagoth ne laissait jamais rien au hasard, ni aux mains d'un autre par ailleurs, il ne s'était ni perdu, ni même lancé à l'aventure dans la vaste étendue glaciale du pôle de Lorek.

Car c'était bel et bien Lorek, ce monde glaciale et impitoyable, l'une des plus puissante colonie butarienne des Terminus, mais aussi et surtout la seule ayant un lien direct avec l'Hégémonie. Un lien qui tend à s'estomper depuis la Grande Guerre, l'autonomie pouvant monter à la tête des plus valeureux agents gouvernementaux. Grandeur et trahison, des mots à la fois dures et écrasants, qui caractérisent pourtant exceptionnellement bien la politique de Lorek, enfin plus particulièrement de son gouverneur actuel, et de sa clique nauséabonde de marchands "indépendants", roquets d'Aria, donnant ses ordres depuis sa tour d'ivoire sur Oméga.

Dagoth, lui, s'enfonçait encore plus avant dans le blanc éternel ne laissant que quelques traces bien vite balayées par les vents violents et les chutes de neige incessantes. Le butarien atteignit soudain un renflement dans la couche de neige, seulement visible par une épaisse fumée s'en échappant. Dagoth s'en approcha et sans hésiter plongea sa main dans la couche plus fine de neige attrapant une poignée métallique "immergé" qu'il tira vers lui. Tout d'abord rien ne se passa puis peu à peu un crissement se fit étendre et la trappe s'ouvrit. Le butarien entra sans préambule et referma aussitôt la porte, la pièce ou se trouvait n'était guère éclairé que par un faible néon ayant perdu depuis longtemps une grande partie de sa capacité éclairante, laissant le visiteur dans la pénombre.

Dagoth enleva lentement et avec précaution son casque laissant apparaitre son visage marqué par les guerres successives, un visage dur fait du même métal que les parois de cet abri méconnu. Une large cicatrice barrait ce visage finissant de dépeindre le tableau d'une vie de brutalité, une vie ayant forgé un butarien pour le faire devenir la machine à tuer d'aujourd'hui. Puis un autre individu fit son apparition brisant le silence pesant qui planait sur la pièce. Le nouveau venu, un militaire à n'en point douter, laissa Dagoth se dévêtir de son casque et de son armure pour ne rester que dans une simple tenue en toile. Le visiteur rompit finalement le silence et lâcha d'une voix grave et dénué du moindre sentiment

"L'invité est-il arrivé ?"

Le soldat acquiesça sans parler et tourna les talons suivit de prêt par Dagoth, puis alors qu'ils s'enfonçaient dans les profondeurs du bâtiment traversant plusieurs couloirs, tous dénués de décorations ou de chaleurs, le métal laissé à vif laissant penser à quelques centres de sécurité que l'on trouvait autrefois sur Arathot, un endroit totalement dénué de charme laissant le plus souvent une impression d'abandon et de froideur. Des éléments qui ne semblaient pas déranger outre mesure les deux butariens qui avançaient sans proférer le moindre mot. Les deux ne croisèrent pas âme qui vive durant la totalité du trajet qui ne dura pas plus de cinq minutes puis ils arrivèrent à leur destination, s’arrêtant devant une lourde porte complétant avec perfection le tableau de la base dénuée de chaleur. Le soldat se tourna alors vers Dagoth.

"Il est ici depuis deux heures déjà mais n'avait pas repris connaissance lorsque nous l'avons déposé dans sa cellule. Il a été très difficile de le récupérer et plusieurs agents ne pourront plus opérer sur la planète."

Dagoth resta quelques secondes silencieux réfléchissant déjà à la rencontre qui allait en découler, il lui fallait faire attention à "l'invité", il ne devait pas s'en faire un ennemi, et surtout vérifier que ce dernier n'allait pas outrepasser sa mission originel, il ne devait en aucune manière interférer dans la mission du groupe.

"Bien vous pouvez disposer. Je m'occupe personnellement de l'invité, occupez vous de réajuster les ordres de mission des agents découverts, ils doivent être envoyés dans la base opérationnelle Abîme."

Et sans attendre la réponse du soldat, Dagoth pénétra dans la pièce de "l'invité. Éclairée de la même manière que la pièce de l'entrée, la salle n'était guère digne d'être nommée chambre, tout au mieux une cellule dans le plus pur style architectural des prisons butariennes, bâti spécialement pour participer à la destruction morale de l'individu y vivant. Pourtant là n'était guère l'idée de ceux qui y avaient enfermé l'individu s'y trouvant.

Lorek, Hégémonie Butarienne - 21:43, cellule du détenu n°513456

L'individu en lui même n'était guère intimidant, ni même impressionnant avec sa taille nettement inférieur à celle de Dagoth, pourtant une force certaine se dégageait de lui, comme si une barrière flottait en permanence autour de lui pour indiquer qu'il était potentiellement mortel. L'aura d'un assassin, l'aura d'un individu impitoyable, la même aura que Dagoht lui même dégageait, il avait en face de lui un individu tout aussi dangereux, plus sûrement étant donné les capacités innées des Drells.

Mais Dagoth ne ressentait nul peur, ou nul crainte devant cet individu, sans considération pour le fait qu'il soit attaché, mais uniquement parce qu'il était sûr de ses capacités, sûr de lui. Il n'y avait aujourd'hui pas de raison de craindre cette individu, sauf s'il est idiot. Mais ne voyant aucune raison de voir la chose se compliquer ou même nécessiter la mise à mort de l'invité.

Chose intéressante, le Drell était déjà éveillé et dardait ses deux yeux sombres et sans expressions sur lui, comment des êtres doués de conscience pourraient de toute manière exprimer quelque chose avec seulement deux yeux étaient un mystère aux yeux de Dagoth, il ne nécessiterait donc pas de l'éveiller sans douceur. Le butarien s'approcha de son invité, encore attaché au mur par plusieurs attaches, Dagoth feignit un sourire.

"Tentative de meurtre sur la personne du gouverneur de Lorek. Citoyen de l'Hégémonie, représentant de la glorieuse nation butarienne sur ce monde, chantre de la révolution militaire du seigneur commandeur Ka'hairal Balak. Rien que le crime de se poser sur la colonie sans l'autorisation expresse du gouverneur pouvant entraîner la mort, il ne vous attends qu'au minimum l'esclavage jusqu'à la mort dans les mines de platine, ce qui au final ne serait guère plus long que l’exécution."

Dagoth entreprit de faire les cent pas dans la cellule, chose guère aisée compte tenue de l’exiguïté de la pièce, sans parler de l'invité lui même. Le butarien laissait clairement entendre à son interlocuteur que la chose était entendue, une mort rapide ou lente, mais une mort au final. Puis Dagoth s'arrêta comme frappé par une révélation, tournant lentement son visage vers le Drell enchainé.

"Cependant il n'en est rien, le gouverneur est en réalité un simple pirate, oh certes il est raffiné, côtoie l'élite de la colonie et des mondes environnants, ne pillent pas de vaisseaux ni ne capturent d'esclaves dans la Travée, rien de si barbare ni de si extravagant. C'est un tout autre type de pirate, le genre vautour qui donne les coordonnées de frets, qui vends ses alliés pour une bouchée de pain.

Je peux comprendre que cela ne regarde en rien un assassin, cependant il est un point à discuter tout de suite. Nous ne sommes pour rien dans votre capture ni dans l'échec de votre mission, nous n'avons pu que réagir devant votre action et seul la rapidité de mon équipe a pu permettre votre exfiltration. Nous ne sommes ici ni des ennemis ni des alliés, du moins pour le moment. Nous ne sommes pas plus votre client, que vous ne connaissez pas plus si je ne me trompe pas."


Dagoth s'attachait à clarifier la situation, il se voulait le plus franc possible et le plus clair afin de résoudre définitivement la question de l'assassin mystère. Le butarien se décida à y aller de manière plus osée, et entreprit de détacher le Drell de ses chaines, il fallait que les gestes suivent les paroles.

"Je vais être clair, nous avons un objectif en commun et vous comme moi avons désormais le moyen de le mener à terme. Je ne sais pas ce que vous pensez du travail d'équipe mais il est peut être temps de mettre vos principes de côté pour un temps.

Le gouverneur est une épine dans le pied de mon maître, et dans celui de votre employeur. Je vous propose donc de travailler ensemble pour réaliser votre mission. Vous auriez notre aide matérielle et tactique et vous réaliseriez une tâche des plus délicates pour nous. Qu'en dites vous ?"


Dagoth termina de détacher son interlocuteur et s'éloigna le plus possible pour laisser la place au Drell de reprendre possession de son corps et de s'étirer quelque peu. Ils avaient encore le temps de discuter un peu, même si la garde de Lorek était sûrement déjà aux trousses de ceux ayant libéré celui ayant tenté d'assassiner leur maître. Ils allaient ratisser la moindre parcelle de la capitale et stopper leurs missions durant un temps, ralentissant par la même les actions de l'OKS. Mais il devait être patient, seul le Drell pouvait régler la situation rapidement et ce n'était pas en le braquant que Dagoth y arriverait.

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MessageSujet: Re: Un marché incongru   Mar 14 Jan - 11:39

Un marché incongru

C'est un véritable mastodonte qui entra dans la cellule de Delan, un Butarien haut d'au moins deux mètres et arborant une forte musculature, couverte de cicatrices en tout genre. Il s'agissait là d'un formidable adversaire que même un Drell aurait du mal à vaincre. Mais, en l'état des choses, l'assassin n'était qu'un jouet entre les mains de ce monstre. Les Butariens n'étaient pas beaux de base, mais celui-ci l'était encore moins, aux yeux du reptile. Ses quatre yeux qui le fixaient avec cet air arrogant et faussement supérieur typique de ceux de sa race et cette cicatrice qui lui barrait le visage avaient de quoi faire frissonner n'importe qui, mais pas le Drell, qui ne connaissait pas la peur, ce qui était tout autant un avantage qu'un inconvénient. C'était ce même air hautain que Delan méprisait tant chez eux, ce  regard provocateur et trop sûr qui ne donnait qu'envie de les étriper tous pour leur montrer à quel point ils ne valaient pas mieux que quiconque. Il avait envie d'effacer cette arrogance du visage du Butarien, mais, enchaîné comme il l'était, c'était chose impossible. C'était un tueur qui lui faisait face, un expert dans l'art de tuer et, probablement, de torturer. Il allait souffrir, c'était certain, mais il ne lui donnerait pas la satisfaction de se faire briser, il ferait face à son ennemi jusqu'au bout. C'était toujours ainsi qu'avait fonctionné Delan, il offrait toujours une farouche résistance à ses adversaires, par fierté et par plaisir du jeu. Même dans la souffrance, observer son bourreau se frustrer était un délice.

Le mastodonte prit alors la parole et entama un léger discours, présentant les crimes de l'assassin et ce dernier soupira d'exaspération. Ne pouvait-il pas tout de suite passer à l'action ? Ou bien les Butariens ne savaient-ils réellement pas s'exprimer sans vanter la "grandeur" de leur peuple et de leur Hégémonie ? Delan n'avait jamais compris le nationalisme de cette espèce, cette fierté d'être eux-mêmes, alors que leur gouvernement ne valait pas mieux qu'un autre, étant tout aussi corrompu. Depuis la Grande Guerre, ils n'étaient que l'ombre d'eux-mêmes, l'ombre d'une gloire perdue face aux coups des Moissonneurs. Malgré les colossales pertes qu'ils avaient subies, ils n'avaient pas appris l'humilité.

Cependant, la suite du monologue prit une tournure tout à fait étrange et Delan en resta coi de surprise. Le Butarien lui proposait un marché, une collaboration entre son groupe et lui, pour régler le cas du gouverneur de Lorek, qui fut décrit en criminel et traître à l'Hégémonie. Il entreprit même de détacher le Drell, tout en lui présentant les avantages de son offre, pour les deux partis. L'assassin ne sut que penser de la situation. Il ne savait pas ce qui était le plus troublant ; le fait qu'un Butarien lui proposait de collaborer, ou bien le fait que ce même Butarien venait de libérer de ses chaines. A ce moment, Delan avait deux choix : user de sa rapidité naturelle pour se débarrasser de son interlocuteur, ou bien accepter son offre. Dans tous les cas, rien ne garantissait qu'il allait s'en sortir vivant. Il se pouvait que tout cela ne soit une mascarade pour l'amener à parler et, s'il décidait de s'enfuir, sa fuite allait se montrer extrêmement compliquée, n'ayant pas d'équipement et Lorek étant une planète tout sauf hospitalière. La décision la plus viable était de toute évidence de jouer le jeu du Butarien et s'adapter aux futures situations. En effet, le mastodonte qui lui faisait face s'était mis à une distance trop éloignée pour lui permettre de l'atteindre de manière efficace ; il le verrait arriver et, aux vues de sa musculature, il le briserait comme l'on brise une branche de bois. Le Drell n'avait pas le choix.

Delan se redressa donc, s'étira pour dégourdir ses muscles endoloris par l'inconfortable position dans laquelle il s'était trouvé depuis son incarcération. Il fit craquer sa nuque, joua des épaules, puis soupira. Enfin, il regarda le Butarien, droit dans les yeux et prit enfin la parole :

- L'Hégémonie est tombé bien bas pour faire appel à un Drell pour accomplir ses sales besognes. Je vous aiderai, cette situation me fait bien rire. Mais, avant tout, je veux des réponses à certaines questions : si vous n'êtes pas responsables de ma capture, comment se fait-il que je me sois retrouvé ici ? Ensuite, depuis combien de temps suis-je ici ? Mais surtout, pourquoi récupérer un assassin qui a échoué dans sa tâche ? Et puis, quand commence-t-on ?

Delan ne se faisait pas d'illusions, il savait qu'il n'allait pas sortir de cette base aussitôt libéré pour assassiner le gouverneur. Avec sa capture, les autorités de Lorek étaient probablement en train de traquer tout ennemi de la colonie et la sécurité devait être très haute. Ce n'était pas le moment idéal pour frapper. Mais son nouvel "allié" avait très sûrement un plan. Il avait les moyens d'agir et le Drell était de toute évidence la pièce manquante à ses opérations. D'une certaine manière, d'ailleurs, l'assassin était surpris que les Butariens soient aussi pragmatiques, mais il aurait dû s'attendre à une réaction de ce genre ; l'Hégémonie était sacrée pour eux, ses ennemis devaient être écrasés, même s'il s'agissait des leurs. Mais au fond, Delan se fichait éperdument des manières de fonctionner de ce peuple, car il avait une opportunité de rattraper son erreur et mener à bien sa mission. La prime qui lui avait été promise était grande et pour cause ! On ne demandait pas souvent la mise à mort d'une figure importante d'un gouvernement.
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MessageSujet: Re: Un marché incongru   Mar 14 Jan - 15:03

Un marché incongru

Lorek, Hégémonie Butarienne - 21:47, cellule du détenu n°513456

"Lorek, un monde froid et dur tout comme le peuple butarien. Un monde éden ou la vie vaut moins qu'un baril d'ézo et surtout moins que l'idée même de vendre ce baril."
Gouverneur de Lorek, Alanur, mort lors de la Grande Guerre

Dagoth observa quelques instants l'assassin s'étirer, ses mouvements étaient économisés ne laissant planer aucun doute sur ses capacités à agir avec une agilité dépassant les standards de la plupart des espèces de la galaxie, mais les quatre yeux du butarien lui permirent d'enregistrer le moindre de ses mouvements traquant les gestes qui pourraient trahir une tentative d'assaut. Non pas que le massif guerrier craignait un affrontement mais les surprises peuvent toujours laisser les meilleurs au carreau s'ils méjugent leurs adversaires, la pire erreur de tous les débutants.

Toutefois la suite garda une tournure acceptable et sans prendre de gants, le Drell sembla accepter l'offre sans même rechigner à l'idée de venir en aide à ceux qui l'ont enfermé dans une cellule aussi inconfortable. Malgré tout il voulait des réponses, chose ô combien compréhensible après avoir frôlé la mort et avoir fini dans une geôle gardée par ceux qui auraient du vouloir sa mort. Dagoth se décida à fournir les informations demandées, non pas par sympathie mais par besoin.

"l'Hégémonie ne fait pas appel à vous mais se sert de votre présence pour régler un cas épineux sans avoir à financer quoi que se soit. Car il évidemment hors de question de financer votre action, votre survie étant un payement suffisant vous en conviendrez.

Ensuite vous êtes ici par nous l'avons décidé. Nous aurions pu vous laisser mourir dans une exécution publique quelconque pour flatter la mégalomanie du gouverneur, nous vous avons récupérer alors même que la garde vous emmenait vers les geôles du palais gouvernemental, nous avons dû griller la couverture de plusieurs agents pour y parvenir et les envoyer loin de la planète pour leur survie."


Dagoth attrapa ensuite un holodisque de son dos, sans perdre de vu le Drell, et le tendit vers l'assassin se gardant  sur ses gardes pour prévenir toute attaque qui pourrait subvenir en approchant ainsi sa main.

"Quand aux raisons de votre échec, il est évident que votre contact local, surement fournit par votre employeur s'est révélé un traître à la solde du gouverneur. De là à en imaginer une trahison venant directement de l'employeur il n'y a qu'un pas, car la tentative de meurtre n'a servit au final que d'assoir encore plus le pouvoir du gouverneur qui a promulgué de nouvelles lois augmentant son pouvoir personnel. Sur cet holodisque se trouve le lieu de résidence de votre contact qui s'est réfugié sur Oméga, faites en ce que vous voulez.

Quant a la raison de votre utilité à nos yeux alors même que vous avez échoué, c'est justement cet échec. Nous avons vérifier les informations relatives que nous possédons sur vous et il me semble ne jamais y avoir vu un quelconque échec aussi dramatique. Ce qui prouve votre compétence alors même que votre échec servira à dévaluer votre menace auprès de ceux chargés de vous traquer. Vous êtes un être dépourvu de talent de leur point de vu et n'êtes pas une vraie menace."


Le raisonnement n'était pas réellement vrai, il touchait principalement les gardes lambda qui s'imaginait la vie comme un jeu ou la défaite induit la faiblesse. Seulement la garde d'élite de Lorek n'était pas de ce genre, ils avaient déjà combattu dans de nombreux environnement et venaient quasiment tous d'Oméga ou la vraie valeur des assassins y est reconnue. Toutefois il était le seul assassin à leur disposition et si les données recueillis sur lui était aussi nombreuses que sur la gastronomie raloise, elles étaient toutefois clair sur ses compétences. Une impression encore renforcée par le tableau qui se dessinait sous les yeux du butarien, il avait pu juger de son moral, volontaire et pragmatique, et surtout de son physique caractéristique des assassins professionnels. Il était cet atout tant attendu.

"Quant au commencement de la mission, cela ne dépend que de vous. Nous avons un plan, risqué mais nettement moins qu'une nouvelle tentative frontale. Le plan consiste à détruire votre existence."

Dagoth termina l'affirmation d'un large sourire carnassier, typique de son espèce.

"Vous devrez devenir esclave, et rejoindre les mines de platine. De là nous pourrons vous faire passer par les mines automatisées qui sont reliées au spatioport qui lui même est relié au palais par un tunnel secret bâti par les dirigeants de l'Hégémonie  pour fuir le palais au moindre signe de danger. Nous pouvons vous faire passer dans la mine mais ne pourrons rien faire une fois dedans. Vous seriez laissé à votre sort, vous devrez rejoindre les tapis mécaniques de la mine pour rejoindre le spatioport.

Une fois sur place nous pourrons vous rejoindre pour passer à la deuxième partie du plan. Il est par contre essentiel de ne pas vous faire remarquer, les esclaves Drells sont plus que rares et ne sont habituellement pas gâchés pour un travail aussi dangereux. Heureusement il y aura une grande quantité d'esclaves humains et vous devriez vous camoufler relativement bien. Pour cela nous fous fourniront des bandes de tissue que vous enroulerez sur votre corps pour cacher les excroissances, et une perruque de vraies poiles humains, le reste sera camouflé sous une tunique d'esclave."


Dagoth tendit à nouveau la main vers le Drell, cette fois si sans rien à donner, uniquement une main tendue en signe d'accord. Le butarien savait qu'il devait cette fois ci faire confiance un minimum à un indépendant, et même s'il n'aimait guère les gens sans foyer et sans idéologie, il allait devoir mettre de côté ses idées pour un temps. Et puis l'idée s’avérait peut être encore au dessus de ce qu'ils avaient prévu.


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